Chébika
Chébika.
Départ de Tozeur vers le nord, vers Gafsa, jusqu’au carrefour qui donne accès à la route qui mène vers Chébika et Tanerza. Particularité, à partir de ce carrefour les autobus sont « persona non grata » une pléiade de 4 X 4, seul véhicule autorisé à poursuivre la route.
Traversée du Chott El-Gharsa par une route rectiligne. Cette traversée nous conduit directement au premier contrefort de l’Atlas Saharien.
Au pied de ces contreforts, niché sur un promontoire rocheux, le nouveau village de Chébika ouvre ses larges avenues, concentrées vers la place du marché. Village en béton qui a remplacé celui détruit lors des grandes pluies de 1969 qui ont fait plus de 400 victimes dans cette région en rayant de la carte outre le village de Chébika, celui Tanerza plus rudement éprouvé.
Ce village berbère, accroché à la montagne fut, autrefois, un poste de défense Romain sur l’axe de Tébessa (Algérie) Gafsa (Tunisie.) Sa situation, surplombant le Chott El Gharsa, face au sud, face au désert, était la clef de défense des colonies Romaines.
Un sentier balisé vous permet de découvrir la petite palmeraie qui borde le ruisseau qui a creusé au cours du temps le vallon. Pour l’avoir emprunté, il est préférable de prendre ce sentier à contre-sens. Au début vous traversez l’ancien village en ruine, puis une faille dans la roche vous permet d’accéder à la suite du parcours. La roche est composée en grande partie par des calcaires fossilisés. Les fonds marins ont été soulevés lors de la création de l’atlas saharien.
Puis vous descendez dans le vallon, vous suivez le petit oued qui chemine à travers les éboulis. Vous glissez sur les rochers en descendant les petites cascades qui ont creusé des bassins d’où émergent quelques joncs, vous voyez d’innombrables têtards et, si vous vous promenez le soir vous entendrez le croissement joyeux des grenouilles qui peuplent les berges herbacées de l’oued.
Pour finir vous atteindrez la place des échoppes ou vous pourrez trouver un souvenir… Attention, il y a des petits malins qui vous vendent des schistes coloré à l’encre violette pour vous faire croire que vous avez des Améthystes dans la main… La ressemblance est frappante, un peu d’eau et le mirage s’estompe.