Tamerza
Tamerza
La route vers Tamerza est sinueuse. Longeant un grand canyon elle est longue de 10 km à partir de Chebika. A mi-parcours, au franchissement d’un petit col il faut s’arrêter. Depuis ce belvédère toute la vallée de l’oued El Harchane se dévoile. Au sud c’est le Chott El Gharsa un peu à l’ouest c’est l’Algérie, au nord c’est l’atlas saharien avec ses montagnes rouges. Cette route n’est qu’à 6 kilomètres de la frontière. Sa construction date de la 2ème guerre mondiale quand Rommel, assiégé par les alliés, venus du Nord, la fit construire et put ainsi rompre le siège. Aujourd'hui elle est entièrement refait.969 après une crue record de 22 jours, le
Tamerza est probablement la plus belle des oasis de montagnes. Le site appartenait sous le nom d'Ad Turres au limes (Ligne de fortification.) saharien reliant Tébessa à Gafsa. Il était alors chargé de la défense des frontières de l'Empire romain avant de devenir le siège d'un évêché sous les Byzantins. On décèle d'ailleurs, dans certaines maisons du village, des matériaux antiques.e seul édifice qui est toujours utilisé à Tamerza c'est le marabout. Sa coupole blanche se dresse parmi les murs détruits.
Tamerza est dotée d'une belle oasis le long d'un canyon. Des sources d'eau claire sortent de la montagne et viennent se déverser dans le canyon en formant des cascades. C'est un joli endroit pour se rafraîchir et se promener pieds nus le long de la rivière.
Au milieu des palmiers les arbres fruitiers, des petits abricots dénommés « Mechmech », des Grenadiers, des figuiers. Dans les palmiers, les tourterelles, vous rappelle que vous êtes dans une oasis.
Le retour vous plonge rapidement vers la réalité. Le Chott El Gharsa, faute d’eau se rempli de sable… Le désert avance, la Tunisie en a pris conscience, la lutte contre la désertification est entamée.